Un condamné à mort s’est échappé et ça fait plaisir. Encore une vie sauvée ! Ce bonheur est d’autant plus grand que l’échappé aurait été injustement exécuté alors que l’assassin court toujours et en tuera beaucoup d’autres…
Ce qui rend la lecture de Jean Revault d’Allonnes passionnante, c’est tout à la fois sa banalité et son exemplarité. Qui d’entre nous n’a pas eu un ou plusieurs de ses proches vaincus par le cancer. Jean, lui, a gagné. Peut-être pas définitivement, il le sait, il l’écrit, comme il écrit aussi qu’il a la certitude désormais de gagner les prochains combats s’ils se présentaient, ajoutant que nous mourrons tous un jour, et pas forcément du cancer.
De ce récit, de ces réflexions, vous retiendrez d’abord qu’un cancer n’est pas nécessairement fatal et qu’il le sera de moins en moins. A condition de se convaincre sans délai que l’on peut gagner.
D’abord n’allez pas penser que ce n’était que la prostate. Ce type de cancer est l’un des plus sournois et tue encore beaucoup trop d’hommes : Quand on le détecte, il est souvent trop tard parce que le patient n’a jamais eu ni symptôme, ni alerte, ni souffrance.